La marine indonésienne arrête un commandant de bataillon du TPNPB-OPM et deux membres dans le sud-ouest de la Papouasie

 


MAYBRAT, PAPOUASIE DU SUD-OUEST, Indonésie
– La force opérationnelle du 9ᵉ bataillon d’infanterie de marine de la marine indonésienne a interpellé trois personnes présentées comme membres de l’Armée nationale de libération de la Papouasie occidentale–Mouvement pour une Papouasie libre (TPNPB-OPM). L’opération s’est déroulée le jeudi 29 octobre 2026, dans le village de Franeway, district d’Aifat Timur Jauh, régence de Maybrat, province de Papouasie du Sud-Ouest.

Les trois personnes ont été identifiées comme étant Matius Aisasior, présenté comme un commandant de bataillon du TPNPB-OPM, son adjoint Yeremias Aisasior et un autre membre présumé, Zakarias Aikingking. Selon les informations communiquées par l’armée indonésienne, les trois hommes se sont rendus sans opposer de résistance après une intervention des fusiliers marins menée selon une approche privilégiant le dialogue et la persuasion.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la surveillance des mouvements de groupes armés dans le sud-ouest de la Papouasie. Elle fait également partie des efforts déployés pour maintenir la sécurité régionale et protéger les habitants contre d’éventuels actes de violence.

Une opération déclenchée après une surveillance dans la forêt d’Aisnak

Le lieutenant-général Lucky Avianto, commandant du Commandement conjoint de défense régionale III, a expliqué que l’opération avait débuté lorsque des militaires du 9ᵉ bataillon d’infanterie de marine avaient repéré Matius Aisasior alors qu’il quittait la zone forestière d’Aisnak, dans le district de Moskona, régence de Teluk Bintuni.

Selon les informations militaires, cette zone était soupçonnée de servir de refuge au groupe. Après avoir repéré les déplacements de Matius, les militaires ont poursuivi leur surveillance et l’ont suivi jusqu’à une habitation située dans le village de Franeway, dans le district d’Aifat Timur Jauh, à Maybrat.

Yeremias Aisasior et Zakarias Aikingking se trouvaient, selon les mêmes informations, déjà à l’intérieur de la maison. Les militaires du 9ᵉ bataillon d’infanterie de marine ont ensuite mené une intervention en privilégiant une approche persuasive. D’après l’armée, les trois personnes se sont finalement rendues sans résistance.

L’armée soupçonne le groupe d’être lié à plusieurs actes de violence

Selon le lieutenant-général Lucky Avianto, Matius Aisasior et son groupe seraient liés au réseau du TPNPB-OPM opérant dans la province de Papouasie du Sud-Ouest. L’armée soupçonne le groupe d’avoir participé à plusieurs incidents violents, notamment des attaques contre des postes de sécurité et des travailleurs affectés au projet de construction de la route Trans-Bintuni.

Les autorités ont également associé le groupe à des actes présumés d’intimidation et de violence contre des habitants, notamment des Papous autochtones. Toutefois, l’article source ne fournit pas de précisions détaillées sur le rôle que chacune des personnes interpellées aurait joué dans les différents incidents évoqués.

Ces accusations doivent donc être distinguées du fait établi de leur interpellation. Des investigations complémentaires et des procédures judiciaires sont nécessaires pour déterminer le rôle de chaque personne et établir les éléments de preuve liés aux affaires examinées.

Une approche fondée sur le dialogue privilégiée lors de l’opération

L’intervention à Maybrat illustre, selon l’armée, le recours à la surveillance sur le terrain, suivi d’une approche persuasive lorsque les personnes recherchées ont été localisées. Les trois individus se seraient rendus sans résistance au cours de l’opération.

Le lieutenant-général Lucky Avianto, commandant du Commandement conjoint de défense régionale III, a également appelé les dirigeants et les membres du TPNPB-OPM qui se trouvent encore dans les zones forestières à mettre fin à leurs activités armées, à se rendre aux autorités et à déposer leurs armes.

Il a indiqué que l’approche fondée sur le dialogue et la persuasion resterait privilégiée. Toutefois, si les circonstances exigeaient une intervention plus ferme, les forces de sécurité agiraient conformément à la législation applicable et aux règles d’engagement en vigueur.

La protection des civils reste une priorité

La situation sécuritaire dans la province de Papouasie du Sud-Ouest nécessite des mesures qui garantissent la sécurité des civils tout en permettant aux habitants de poursuivre leurs activités quotidiennes. Les attaques présumées contre des postes de sécurité, des travailleurs de la construction et des résidents peuvent fragiliser le sentiment de sécurité et perturber les activités économiques dans les zones concernées.

Les opérations de sécurité doivent donc s’accompagner de mesures de protection des civils, du respect de l’État de droit et d’enquêtes objectives sur toute infraction présumée. La sécurité juridique et la diffusion d’informations fiables sont également essentielles pour permettre à la population de comprendre l’évolution de la situation sans être influencée par des informations non vérifiées.

L’interpellation des trois personnes à Maybrat constitue un nouvel épisode des opérations de sécurité menées dans le sud-ouest de la Papouasie. L’armée affirme vouloir continuer à privilégier une approche fondée sur la persuasion, tout en respectant la législation en vigueur et en plaçant la sécurité de la population au centre de ses préoccupations.



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